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jeudi 23 juillet 2009
Snow 29/06/2009Seppe Smits - Le rookie de l'année !
Cet hiver, il a battu Chas Guldemond, Peetu Piiroinen, Eero Ettala, et j'en passe. Ce jeune belge est la révélation 2009. Et comme cette semaine, il s'entraînait aux 2 Alpes, on en a profité pour lui poser quelques questions.
On a découvert Seppe cet hiver, au Horsefeathers Pleasure Jam, d’abord (où il se paie la seconde place, derrière Andreas Wiig), puis lors du slopestyle de O’Neill Evolution où il termine deuxième devant tous les grands noms. Et là, on a commencé à comprendre que ce jeune belge de 17 ans n’était pas venu pour faire de la figuration, mais plutôt pour pulvériser tout le monde méthodiquement. Ce qu’il a d’ailleurs confirmé en devenant également vice champion du monde de Big Air en janvier. Bref, le gamin en a sous le pied et rentre tous les tricks qu’il veut sur n’importe quel kick.
Cette semaine, il était aux 2 Alpes, avec son coach et toute l'équipe de Belgique. Il nous explique ce qu'il y fait, comment il est venu au snowboard et ce qu'il compte faire dans les années à venir.
//WANTED //
Nom : Smits Prénom : Seppe Né le : 13/07/1991 Habite à : Westmalle, en Belgique Sponsors : Burton, RedBull, Anon, RED, Gravis, HotZone shop.
Meilleurs résultats de la saison : 2ème du Horsfeathers Pleasure Jam (4* TTR) 2ème O'Neill Evolution de Davos, Slopestyle (6*TTR) 2ème des Championnats du Monde FIS de Big Air 3ème des LG WinterJam 3ème de la Coupe du Monde Big Air de Stoneham (Canada)
Salut Seppe, comment l'idée de faire du snowboard vient elle à un petit belge ?
En fait, j'ai commencé par le ski, vers 3 ans. En indoor, dans un dôme d'Anvers. Le snowboard est arrivé plus tard, aux alentours de 8 ans. Entre temps, nous étions partis en vacances en Autriche, à Gerlos. Un jour, avec mon frère, on a vu des gars faire du snow et on a voulu essayer ! Alors, mes parents nous ont inscrits à des cours, en indoor d'abord, puis l'hiver suivant, à Gerlos. C'est là que tout a commencé. Un moniteur autrichien a détecté notre « talent » et a recommandé à nos parents de nous faire continuer le snow... Ensuite, à Peer, un autre dôme, on a découvert le snowpark, et ensuite nous n'avons plus fait que ça : du park, du park et encore du park !
Et ensuite, les premiers sponsors sont arrivés…
Oui, en fait, Hot Zone, le shop autrichien où l’on a pris nos premiers cours et où l’on achetait ensuite nos boards, a commencé par me sponsoriser. Puis Burton a suivi et tout s’est accéléré. Et là je suis entré dans le team international de Red Bull il y a un mois.
Il faut dire que tu as fait une super saison...Au O'Neill Evolution, tu as battu les meilleurs mondiaux...
Oui, en fait c'était génial d'avoir eu l'occasion de faire ça. Parce que maintenant que j'ai battu par exemple Peetu (Piiroinen, actuel n°1 TTR) et Chas (Guldemond), j'ai davantage confiance en moi. Je sais que je peux rider mieux qu'eux, et du coup, je me mets la barre plus haut maintenant. Je ne me dis plus « je veux aller en finale », mais « je veux être sur le podium ». Et ce qui est fou, c'est qu'en Belgique, il y a eu un vrai engouement autour de moi après ça. Ca a donné envie aux gens de se (ré) intéresser au snow. Et ensuite, qu'en j'ai terminé 2nd des Championnats du Monde, j'ai été invité à la télé, j'ai répondu à plein d'interviews dans les magazines...C'était drôle.
Que retiens-tu particulièrement de ta saison ?
L’O’Neill Evolution est le meilleur contest que j’ai jamais fait. L’atmosphère, l’ambiance étaient géniales, et le slopestyle aussi. Le premier kicker était un peu sketchy, au niveau du speed c’était chaud, mais le reste était nickel. Je n’ai pas fait le quarter cette année, mais je vais m’entraîner pour le faire la saison à venir.
Tu suis aussi le circuit FIS, que préfères tu ?
C’est très différent. L’ambiance est géniale sur le TTR, tout est bien préparé, mais on passe aussi de très bons moments sur les FIS. Les Coupes du Monde de Big Air se passent toujours dans le centre d’une grande ville, et ça donne une atmosphère particulière que j’aime bien. Et c’est souvent très bien organisé. Et puis de toute façon, on est obligés de faire les deux …
Parce que tu es en équipe nationale Belge...
Oui, nous sommes 4 en équipe A, et il y a aussi 3 autres riders dans le team B. Cela ne fait pas longtemps que cela existe, deux ans seulement. Mais c'est super d'avoir créé ça, car cela nous permet de rider les meilleurs parks, de partir en trip et de bénéficier des conseils d'un coach. On a des budgets importants, et si je n'étais pas dans l'équipe de Belgique, je ne pourrais pas me payer tous ces voyages, les contests, les stages...
Comment t’entraînais tu auparavant ?
Je ridais avec mon frère. On se coachait mutuellement. J’adore rider avec lui. L’année dernière, il était blessé au genou donc il a raté son hiver, mais il est de retour et compte bien scorer durant l’hiver à venir.
Et que t’apporte ton coach maintenant ?
Un peu plus de cadre, des conseils extérieurs et de meilleures méthodes d’entraînement, notamment sur le plan physique. Il nous fait faire du VTT, de la boxe, du yoga, des tas de choses qui nous aident vraiment à bien rider.
Avec comme objectif les Jeux Olympiques de Vancouver?
Peut être. Pour le moment, j’ai quelques critères de validés, mais pas tous. Donc ma participation aux Jeux se jouera essentiellement sur les premiers gros contests de l’hiver. Mais c’est sûr que c’est un rêve, tout comme les X Games. Je serais là en 2014 pour les JO de Moscou !
Et là, aux 2 Alpes, en quoi consiste votre stage d’entraînement ?
Le matin, on ride le park dans son ensemble, en se focalisant surtout (en début de matinée) sur le pipe. Je ne suis pas un rider de pipe à la base, car il n’y en avait pas en indoor près de chez moi. Je suis meilleur en big air, mais comme le pipe est incontournable sur le circuit international, il faut que je progresse. Etre aux 2 Alpes, c’est l’occasion idéale pour ça, le pipe est cool. Et puis l’après midi, on fait pas mal de prépa physique, du VTT surtout, histoire de profiter des belles pistes de descente !
Pour le moment, tu n’es pas très axé vidéo, est ce un de tes objectifs ?
En fait, je filme pour le DVD édité tous les ans par Hot Zone, une sorte de petit movie de promo. J’y ai quelques images et c’est vrai que d’ici quelques temps, j’aimerais me consacrer davantage à ça. Je fais aussi pas mal de photoshoots pour mes sponsors, Burton et Red Bull principalement. Mais pour l’instant, j’ai un agenda super chargé et les budgets qui me sont alloués concernent surtout les contests.
Quel est le rider dont la carrière te fait rêver ?
Quand j’étais ado, mon modèle était Mikkel Bang. Ce gars avait le même âge que moi et il était déjà super fort. J’adorais son style, et sa part dans White Balance ! Sinon, il faut quand même dire que Shaun White est un tueur, il replaque absolument tous les tricks qu’il veut. Et il reste cool ! On raconte qu’il se prend la tête, mais ce n’est pas vrai. Il ne se dit pas « je suis le meilleur » tous les matins !
Et toi, tes tricks fétiches ?
Le Back 5 indy, sur un gros kicker. Sur les rails, je fais tous les tricks basiques, mais rien de plus, je ne suis pas vraiment un jibbeur ! Dans un slopestyle, si je peux éviter un rail, je le zappe !
Des objectifs pour l'hiver à venir ?
Rien de précis, scorer tout ce que je peux. Mon rêve, c'est de pouvoir un jour vivre du snow, faire une vraie carrière là dedans...
Mais tu continues quand même tes études en parallèle ?
Oui, j'étais en sport études, mais j'ai fini ma dernière année. Là, je me suis inscrit à l'université, j'aimerais être ingénieur industriel.
Le mot du coach....
Jean Valère Demard a été coach de l'équipe de France durant la saison 2007/2008. Il a ensuite été recruté par l'équipe de Belgique, qui l'a chargé de faire de leurs minots des machines de guerre...Il travaille avec Seppe depuis un an, mais aussi avec son frère et les autres riders belges Christophe Reynders et Kevin Bronckaers...
« Seppe est un mec qui a une marge de progression hallucinante. En pipe, par exemple, il a progressé à une vitesse folle cet hiver, aussi vite que certains rideurs qui ne font que ça. S'il avait été repéré et entraîné plus tôt, il aurait certainement percé encore plus tôt sur la scène internationale. Même si avec son frère, ils étaient autonomes et réussissaient à progresser en se coachant mutuellement. Ils ont une démarche très pro, très structurée. Pour le moment, on travaille pas mal sur le côté « physique », chose dont ils n'avaient pas du tout l'habitude, pour les rendre plus costauds. C'est un paramètre important. Et chaque donnée compte. Car si Seppe a aussi bien ridé cet hiver, c'est vraiment une conjoncture de paramètres. C'est autant le travail technique sur son riding, que son hygiène de vie, que son mental ou que sa prépa physique qui l'ont propulsé vers les premières places des grands contests. Il faut bien se dire que ce qu'il a fait cette saison est énorme car c'était une année pré-olympique, ce qui veut dire que la pression était à son maximum sur toutes les compets. »
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