| Chaque printemps, on sort notre guide des Summer Camps, qui présente tout un panel de stages de snow ou de ski sur le glacier des Deux Alpes, ou de Tignes. Des stages qui proposent un peu tous la même chose : du riding intensif le matin avec conseils et coaching complet à l’appui, des activités variées l’après midi et une ambiance de colo- ou presque- le reste du temps. |
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Bref, le style de vacances idéales pour les minos-qui-n'en-veulent.
Mais ... est-ce que ça ressemble vraiment au joli dépliant ? Est-ce que ça vaut le coup ou mieux vaut il partir avec ses potes et 5kg de pâtes, seuls dans un appart ?
Histoire de mettre une réponse derrière ces existentielles questions, on a été faire un tour comme ça, l'air de rien, dans les camps pour creuser un peu le sujet et voir de près si on y trouve les futures stars de demain, comme vanté sur le dépliant sus-cité.
Petite enquête de l'inside sur les camps et leur véritable intérêt.
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On retrouve au park un groupe du Da Camp, accompagné de Victor Daviet. Le Da Camp, c'est le camp résident des 2 Alpes, entendez par la simplement qu'il marche tout l'été. Les coaches ? Des moniteurs de l'ESF version newschool et donc déguisés en bleu version Rip Curl (exit le pull rouge, ouf) et secondés certaines semaines par des pros issus des teams de leurs sponsors (Rip Curl, Apo).
Pour le moment, c'est Victor Daviet qui s'y colle, lâché par son pote Victor De Le Rue, reparti vers ses montagnes pyrénéennes natales et visiblement pas passionné par la perspective de coacher des mini riders. Le job ne semble pourtant pas trop compliqué puisque Victor se contente de rider avec les minots, et de les conseiller en haut de chaque module sur leurs tricks.
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Les coaches, Audran et Rémy, apportent quant à eux une petite touche plus technique, puisque comme nous l'expliquera l'un d'entre eux « les pros ne sont pas forcément les meilleurs pédagogues, parce qu'on peut être très fort mais ne pas savoir vraiment expliquer comment on fait telle ou telle chose. On le sent, mais de là à l'expliquer à quelqu'un qui apprend, ce n'est pas forcément évident... ». Bref, les deux se complètent, et c'est ça qui fait la force des camps. Et donnent aux kids la possibilité de progresser à fond. « On voit vraiment la différence en début et en fin de semaine, explique Gaëtan Demard, team manager Salomon mais aussi responsable de Primitive School, le camp qui officie depuis 16 étés et a vu passer bon nombre de pro riders, dont toute la bande des Gapençais (JJ Roux, Brynild Vulin, Bruno Rivoire etc). On mise sur l'intensif, reprend-t il. Les gamins ne viennent pas là pour faire la fête, ils viennent pour apprendre de nouveaux tricks et mettre à profit ce stage. » Avec à dispo un park parfait, comme peu ont l'occasion d'en rider l'hiver. Sans compter qu'avec les conditions hyper changeantes (neige dure/neige molle, une demie heure plus tard !) les kids ont toujours un moment plus soft pour se lâcher, dans le pipe par exemple... Normal, ce terrain de jeu idéal, c'est un peu l'intérêt n°1 d'un camp.
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Côté coaching, les campeurs sont autonomes, pour éviter l'effet tous-à-la-queue-leu-leu typique de l'ESF. « Ils tournent sur le park, ou du moins sur la zone qu'on a définie sur la session, style zone de jib, kickers ou pipe, et on les coache un par un quand ils passent près de nous. Ca les laisse plus libre et c'est aussi plus pratique » explique Yo Lavantes, qui bosse quant à lui avec l'UCPA. Mais la plupart restent en fait ensemble, et tournent en petits groupes, vu que le but, c'est aussi de se faire des potes et ... se tirer la bourre. « Ca crée une émulation et quand on ride à plusieurs, on progresse plus vite, explique Victor Daviet. » Et histoire de pousser le vice jusqu'au bout, la plupart des camps proposent un contest de fin de semaine... « plus pour le fun d'ailleurs, puisque ils le feront par équipe de deux, et seront jugés...par Victor » expliquent les coaches du Da Camp.
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La boucle est en quelque sorte bouclée, puisque ce même Victor est lui aussi passé par là, étant venu plusieurs étés chez Primitive School : « Le fait de côtoyer les meilleurs français, qui passent tous au moins une fois dans l'été, de rencontrer du monde, des riders, des mecs des marques, ça te fais entrer petit à petit dans le milieu. Et j'ai commencé à choper la plupart de mes sponsors ici, aux 2 Alpes. Etre dans un camp te donne l'impulsion qu'il faut pour entrer dans le truc... »
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| Stars de demain ? |
3 Campeurs, moteur !
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| Paul , 15 ans |
Primitive School Coach : Gaëtan Sponsors : Apo, Magic Potion, Atmo Crew, PAG Neckwear
“Venir en camp, ça me permet de rider à fond pendant une semaine et profiter du park des 2 Alpes. On est vachement libres, mais quand on a besoin d'un conseil ou de quoi que ce soit les coaches sont toujours là. Et vu que le park est énorme, on peut progresser hyper vite, prendre de nouveaux rails, ou de plus gros kicks que d'habitude. Et on est tous ensemble à l'hôtel, c'est fun ! »
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| Dimitri, 17 ans |
UCPA Coach : Yo
« Ca fait plusieurs étés que je viens, peut être bien 4, 5 ans. Le park est encore plus cool cette année, avec plein de rails, et ça c'est vraiment top. L'aprem, j'essaie d'aller skater le plus possible, mais le skate park est pas terrible, c'est dommage. »
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| Alexane, 19 ans |
DA Camp Coach : Rémy
« J'ai fait longtemps de l'alpin et puis l'année dernière j'ai lâché pour faire du freestyle, c'est tellement plus fun. Et comme j'ai envie de progresser assez vite, je suis venue faire un Summer Camp pour prendre un maximum de conseils, rentrer de nouveaux tricks. C'est plus utile que de rider tout seul, et en une semaine, les coaches t'apportent vraiment quelque chose, il te corrigent tes défauts, te filment, bref, tu progresses ! » |
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